Honneur au reggae avec la tournée de Danakil, les plus Jamaïcains des Yvelinois.

20 ans de carrière. Une étape importante dans la vie d’un groupe ! Près de 1 000 concerts et 150 000 albums écoulés, des salles combles, des voyages insolites, des festivals en pagaille… ils seront en tournée, en France en Belgique et en Suisse, jusqu'en décembre.

 

Crédits photo : Alex Sorin
 

Les 14 musiciens du groupe se sont rencontrés, pour la plupart, au lycée de Marly-le-Roi, et depuis ils ne se sont plus quittés. Ils ont ensuite développé leur musique à la MJC de Louveciennes. Balik, chanteur et auteur des textes des chansons, est un des membres fondateurs de Danakil, il a découvert le reggae à 12 ans. Au terme de groupe, il préfère celui de « grand collectif ». Au gré des décennies, certains membres vont et viennent, changent de statut au sein de la collectivité, mais le contact perdure et le « groupe » reste soudé. Grands voyageurs, ils ont enregistré leur 3e disque entre Bamako et Kingston. Ils se devaient d'effectuer ce « pèlerinage culturel » à la Jamaïque, là où la musique est «une institution». Aujourd’hui, ils ont leur propre label Baco records, et ont pour la plupart posé leurs valises à Bordeaux où ils ont installé un studio d’enregistrement et des bureaux, place de la Victoire. 15 personnes travaillent à plein temps pour le label. Le reggae reste le coeur de leur musique mais ils abordent aussi d’autres styles, comme le hiphop.

Sans être précisément « engagés », ils se considèrent comme des « citoyens lambda ». Assez proches d’un Tiken Jah Fakoly, ils « cherchent à trouver les mots justes face aux questions sociétales, avec un dosage poétique, pour inciter à ne pas baisser les bras » et se considèrent comme des «haut-parleurs du message populaire ». La chanson « 32 mars», écrite lors des Nuits debout, « résume l’élan collectif du moment. » Lors de cette journée reggae du festival Jazz à toute heure, Balik se dit « très heureux » de partager l’affiche avec Biga*Ranx dont il se sent très proche, d'autant qu’il a collaboré avec le batteur de Biga*Ranx, Alexis, pour un autre projet. Le dernier album de Danakil «Rien ne se tait» est sorti le 3 septembre, ils seront en tournée jusqu’à Noël en France, en Belgique et en Suisse.

Article de Françoise Boyer

 

"J'ai l'impression que ça va trop vite, intérêts économiques
Désastres écologique; contrôle psychologique
Exploitation sans limite, réchauffement climatique
Contre progrès technologique, les guerres sont biologiques"

Note de la rédaction : Oui Danakil, nous partageons le même constat alarmant. L'ouverture aux pratiques artistiques fait partie des solutions pour sortir de cette impasse qu'est la société de consommation. En cela vous êtes un exemple à suivre et nous sommes très heureux de participer à votre médiatisation.