LE MAGAZINE DE LA TRANSITION FACILEMENT ACCESSIBLE A TOUS 3

DES SOURCES D'INFORMATION DIFFERENTES SONT NECESSAIRES A L'OPINION POUR CHOSIR SON AVENIR

 

Le but est de mettre en lumière une réalité très grave mais tellement banalisée qu’elle semble hélas normale à beaucoup. Et de proposer de changer la donne.

Le monde va mal, on le sait. Mais, les problèmes sont pour la plupart identifiés et même, beaucoup de solutions sont connues. L’urgence est d’aider le plus grand nombre, à les connaître, les comprendre, se les approprier et les mettre en œuvre.

C’est normalement le rôle dévolu aux médias que d’alerter et d’assurer en toute indépendance à leur audimat et/ou leur lectorat, la transmission des savoirs nécessaires au bien commun, surtout s’il s’agit d'éviter des risques énormes avérés.

Sauf qu’en l’occurrence, ce sont nos modes de vies fortement marqués par la surconsommation qui sont la cause principale de la plupart des maux du monde. La base des solutions est naturellement d’en changer fondamentalement et vite, dans le sens d’une réduction.

Or, en situation de quasi-monopole, et c’est là que le bât blesse, la plupart des grands médias populaires cofinancés par la publicité et très souvent propriétés des lobbies industriels et financiers font de l’obstruction. Leur mot d’ordre reste la croissance économique à tout prix et donc toujours plus de consommation. Ils informent copieusement sur ce qui va mal entretenant un climat de peur décourageant. Mais continuent de pousser à la consommation tout en alimentant un fatalisme démobilisateur dont le mythique : « il n’y a pas d’alternatives ! »

On attendait des pompiers, ce sont pyromanes.

Certes, personne ne s’attend à ce que TFI, BFMTV et consorts valorisent une société qui s’émanciperait de la surconsommation. Et même, la force de l’habitude aidant, cette situation complétement inacceptable est vécue par beaucoup comme normale.

Le problème est que l’omniprésence de ces médias dit mainstream rend très difficile, voire impossible la percée de sources d’informations différentes, aussi peu chères, aussi connues et aussi facilement accessibles au plus grand nombre. Au-delà du déni de démocratie que représente cette insolente domination, c’est l’absence de contre-pouvoir conséquent à ce conglomérat malfaisant qui est ici en question.

C’est là que nous voulions en venir car dans cette réalité très inquiétante, nous avons notre part de responsabilité. Car personnes ne s’attend non plus à ce que ces sources d’information contradictoires tombent du ciel… Alors, de où viendraient-elles ?

 

Un droit fondamental non pourvu pour une majorité de la population

Les humains partagent le même besoin de savoirs, notamment par rapport à leur avenir. Mais ils ne sont pas égaux face à l’information. La différence, c’est l’inégalité de disponibilité (métro boulot dodo), de curiosité (fatalisme ambiant) et de capacité d’accès (coût, facilité de lecture, visibilité…) Ce qui se traduit par une part très importante de la population qui, donnant le sentiment de n’être pas demandeurs de pluralité, ne sont pas pris en compte par les éditeurs alternatifs dans un contexte économique difficile. Mais, les trois quarts, au moins, de nos concitoyens seraient-ils si indifférents à leur avenir ? Pourquoi ne seraient-ils pas curieux d’éventuelles réponses alternatives aux questions cruciales qui aujourd’hui se posent à tous dans un contexte de profondes remises en question? Nous faisons nôtre cette option.

Nous écartons aussi l’argument pour le moins élitiste, voire un peu méprisant, non fraternel c’est sûr, consistant à considérer que chacun dispose pareillement de son libre arbitre niant ainsi les effets délétères vieux comme le monde du formatage des masses. La double peine en quelque sorte.

 

Notre conclusion

Certes, les modèles économiques connus et les circuits classiques de diffusion ne sont pas adaptés à ce lectorat potentiel, ce qui, en présence d’une distorsion de concurrence hors norme, peut expliquer l’absence d’offre. Mais peut-on se satisfaire d’une telle réalité alors qu’elle participe à la pérennisation d’un modèle économique et sociétal mortifère ? La création d’un espace médiatique alternatif adapté au grand public est un passage obligé si l’on veut que les transitions soient possibles.

 

Notre proposition

Fort de ce constat, nous proposons un début de solution radicale en créant un premier média* adapté aux particularités de cette fraction majoritaire de nos concitoyens. Il s’agit de faire exister un magazine alternatif, Demain en mains, papier, 32 pages couleur, mensuel et national, pour prendre pied dans le champ médiatique grand public. Ce sera une première.

S’adressant à des publics qui n’ont pas facilement et régulièrement l’occasion de rencontrer des médias différents, le projet Demain en mains se caractérise par sa stratégie de lancement particulièrement volontariste pour être vraiment très accessible à tous et partout. Elle est simple et peu coûteuse et chacun peut apporter facilement sa pierre car elle repose sur des petites contributions citoyennes.

En effet, produire le magazine, l’imprimer et l’acheminer par la poste en tous points de l’Hexagone est affaire de professionnels, ce n’est ni difficile ni très coûteux.

En l’absence de gros moyens pour être « vu à la télé… », la seule vraie difficulté se situe au niveau local où le magazine a besoin d’une forte visibilité pour être vu, acheté puis lu par ce lectorat particulier, à priori non demandeur. Il doit être exposé bien en vue, là où vont quotidiennement les gens.

Cette tâche n’est pas finançable, elle ne peut être que bénévole. C’est la caractéristique principale du projet que de faire appel à l’esprit citoyen pour partager la réussite de l’opération.

Avec un tirage initiai envisagé à 300 000 exemplaires (cible oblige !) qui participe au petit prix du magazine, 30 cts, l’engagement citoyen de base consistera à consacrer une heure par mois pour diffuser 10 magazines moyennant 3 €, récupérables si je revends. Jouable non ? Mais il faut que nous soyons nombreux, au moins 10 000.

Une solide occasion de donner chair au slogan : « Ils ont les milliards, nous avons le nombre ». Démarche citoyenne mais aussi fraternelle pour revigorer la maxime  chère à notre république : liberté et égalité appliquée au droit de chacun d’être bien informé.

 

La ligne éditoriale ?

Il s’agit de porter à la connaissance du plus grand nombre les pratiques connues et à venir permettant de réduire les consommations des besoins courants, alimentaires, vestimentaires, habitats, déplacements… sans perte de qualité de vie. Puis, développer la curiosité dans des activités où l’individuation de chacun devient possible, où la culture est réellement populaire et vivante, où le voisinage retrouvé et l’offre d’éducation populaire donne envie aux gens de s’investir localement au lieu de se réfugier dans le tourisme de masse, par exemple…

 

 

  • DeM sera dans un premier temps un Cheval de Troie pour beaucoup de médias pertinents et bien adaptés au grand public mais aujourd’hui dans l’incapacité de le toucher. Dans un second temps, le modèle ayant fait ses preuves, d’autres médias pourront s’en inspirer pour ajouter leur pierre à un édifice à construire ensemble : le pôle médias alternatifs accessibles à tous.
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