Jouons notre propre partition !

Il faut le répéter car c’est loin d’être entendu dans le débat public : la surconsommation est responsable de la destruction des conditions qui ont permis au monde vivant de perdurer durant des millénaires. Les dégâts sont déjà immenses en termes d’espèces disparues, d’écosystèmes détruits et de dérèglement du climat planétaire.

Autre réalité qui n’est pas assez dite : durant les 5 dernières décennies, les plus dévastatrices, la désinformation coutumière aux grands médias à la solde des tenants du pouvoir économique a fait obstruction au lieu d’alerter la population sur ces risques et bien au contraire ! Alors que les scientifiques et les écologistes, René Dumont en tête, premier candidat écolo à la présidentielle en 1974, essayaient de mettre en vain le problème écologique en avant de l’actualité. Problématique non seulement ignorée mais pire, dénigrée, ridiculisée, marginalisée.

La situation n’a pas fondamentalement changé : alors que les risques deviennent chaque jour des réalités dramatiques partout dans le monde, la surconsommation n’est toujours pas dénoncée clairement. Au mieux, on parle pudiquement de sobriété en même temps que l’on se félicite de la progression des commandes d’avions et de voitures. Hourrah, la croissance revient ! Ahurissant d’inconséquence.

La fortune des super-riches atteint des sommets, le cynisme et/ou l’inconscience des décideurs est à son comble alors que discrètement se met en place le système policier qui, on commence à le craindre en haut lieu, sera peut-être un jour nécessaire pour mater les révoltes que ne manqueront pas de provoquer des existences confrontées à l’insécurité climatique en même temps qu’à ses conséquences sur ce qui permet simplement de vivre, respirer, manger, boire sainement. Famines et recrudescence d’épidémies ne sont pas exclues par certains experts.

Est vraiment à cela que nous voulons arriver ? L’apathie régnante le laisserait penser alors que nous avons toutes les cartes en main pour changer le cours des événements. Les Gilets jaunes sont le dernier évènement qui témoigne que le peuple a encore la capacité de changer la donne. Ce mouvement spontané d’explosion d’une saine colère mais sans véritable projet et refusant de se structurer était certes voué à l’échec. Mais il a montré le courage et la force d’agir dont est capable un collectif de gens qui la veille se croisaient sans chercher à se connaître pour partager ce qui a ensuite cimenté leur fraternité. Les Gilets jaunes ont aussi prouvé que l’opinion publique était toujours crainte des puissants, si tant est qu’elle trouve l’occasion de s’émanciper des effets soporifiques des médias mainstreams.

Et les exemples de ce que nous pourrions faire à plusieurs ne manquent pas.  Ungersheim en Alsace, probablement la ville la plus en pointe dans transition écologique (voir l’article ci-dessous) doit sa réputation et ses résultats remarquables à un maire entreprenant, Jean-Claude Mensch, suivi d’une bonne centaine de personnes (sur 2400 habitants) qui participent et le soutiennent. Ce qui n’a rien d’exceptionnel au regard du travail considérable qu’ils ont réalisé.

En conclusion : nous avons toutes les cartes en main, à nous de jouer collectivement alors qu’il est encore temps.

 

Que pensez-vous de notre nouveau site ?

Que pensez-vous de notre nouveau site ?

Choix