DU COMMUN, ENCORE DU COMMUN, TOUJOURS DU COMMUN !

« Maison commune » : le terme laisse rêveur... La maison commune, c'est le foyer, la maisonnée, le « chez-soi » qui est aussi un « chez les autres »... En un mot, un lieu partagé.

Mais, « vous êtes-où ? », nous demande t-on souvent. La MCD n'est pas un tiers-lieu où s'expérimente des alternatives concrètes (habitat alternatif, permaculture, low-techs...) nécessaires, mais insuffisantes politiquement. Car l'objet de la MCD, c'est la décroissance politique. Ouhla ! Un parti alors ? Non plus, car l'association est née du constat de l'inefficacité de la seule stratégie électorale pour faire osciller le champ politique en faveur de la décroissance.

Alors, « pour quoi » ?

Une maison, donc des fondations solides : pour qu'en « ce lieu », s'élabore un corpus idéologique décroissant. Des belles idées, donc, empruntables et disséminables à souhait !

Pour un commun décroissant, ensuite, et surtout. Des discussions (parfois houleuses) et des débats (de même) comme outils pour co-construire un langage partagé, ainsi qu'une pensée radicale, cohérente et enthousiasmante. Une pensée politique, dans le sens premier du mot : qui a trait à l'organisation de la vie de la Cité, à la vie sociale, celle vécue en commun.

Discussions, débats : « mais avec qui ? »

Ouverte à tous-tes, la MCD n'a pas pourtant pas la prétention de réunir sous son toit l'ensemble des décroissant.es de France et de Navarre ; mais plutôt la volonté de mettre à disposition le commun idéologique produit. « Auprès de qui ? » Auprès de toutes celles et ceux qui rêvent d'une redirection vers des sociétés écologiques, démocratiques, décentes, frugales, conviviales et sereines, comme ici, à Demain en mains, ou ailleurs, et qui se demandent bien « comment y parvenir ? »

D'abord, en définissant la décroissance. Car partir d'une définition partagée, c'est s'assurer  que nous pouvons échanger en parlant de la même chose. La décroissance est « une réduction de la production et de la consommation, planifiée démocratiquement, pour retrouver une empreinte écologique soutenable, pour réduire les inégalités, pour améliorer la qualité de vie[1] ». C'est un pont, un trajet, entre ce monde dont nous ne voulons plus, et celui que nous préférerions : un monde revenu à la bonne échelle, celle de la taille humaine.

Ensuite, en la mettant en pratique concrètement. Des multitudes de manières de décroître sont à explorer comme autant de « déclinaisons de la décroissance » : partager, ré-ensauvager la nature, écoféminiser, déconsommer, ralentir[2]... Autant de fenêtres vers de nouveaux horizons politiques, pour s'ouvrir à des imaginaires et à des perspectives enthousiasmantes, qu'il nous tarde d'explorer avec tous les compagnons de route qui les défrichent déjà... Ensemble, tout reste à construire !

Découvrez le programme des festives de la décroissance 

 

festive decroissance
© Robin Guinin

 Il est déjà possible de s'inscrire, c'est par ici.


[1]Définition adoptée en commun avec l'OPCD (Observatoire de la post-croissance et de la décroissance)

[2]A PARAITRE LE 10 JUIN aux éditions Utopia : « La décroissance et ses déclinaisons. Pour sortir des clichés et des généralités. » par La Maison commune de la décroissance

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